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vendredi 22 janvier 2010

Knowledge of English is vital in today's fast moving world

Si vous comprenez cette phrase, bravo!
Votre anglais vous rendra sûrement de grands services.
...sinon, il n'est jamais trop tard pour vous y mettre!

Certains lecteurs se sont émus que Tintin parle en anglais dans les articles consacrés à l'intonation (septembre 2009)...alors voici pour leur faire plaisir:



...et la version anglaise, dont la traduction vous apportera une raison supplémentaire de vous offusquer!



Oh my God!

mercredi 9 septembre 2009

C'est juste? (3)

Justesse mélodique, justesse harmonique.

Dans un jeu mélodique, comme par exemple pour la 1ère pièce de Stravinsky, la qualité d'intonation des intervalles qualifiés de "justes" (à savoir les quartes, quintes et octaves) est particulièrement sensible. Le ton et le demi-ton méritent aussi une attention particulière. Si l'accordeur est un repère précieux et objectif, le plus important reste toutefois de s'écouter!

En vous écoutant bien, l'accordeur faisant foi, l'oreille et l'embouchure vont développer le "réflexe" de la justesse.

On peut aussi rappeler que la justesse "harmonique" obéit à ses propres lois: un accord de septième de dominante comme do/mi/sol/sib, joué par un quintette à vents avec chacune des notes parfaitement justes à l'accordeur, sonnera faux!
Pour sonner juste, tonique et quinte (le do et le sol) devront être parfaitement justes, tandis que la tierce majeure (le mi) devra être jouée basse et la septième (le sib) quant à elle, jouée très basse!


Vous pouvez faire l'expérience en "échelonnant" l'accord progressivement: d'abord la fondamentale, puis la quinte. Tous les instruments qui doublent ces notes se rajoutent.
A ce moment, si la justesse est bonne, les harmoniques issus de l'accord "sortent", dont la tierce et la septième. Il s'agit donc pour ceux qui doivent jouer ces notes de s'ajuster, de se "caler" sur ces harmoniques pour que l'accord sonne juste. Ce qui fait que:
- la tierce majeure doit être jouée basse
- la tierce mineure doit être jouée haute
- la septième de dominante doit être jouée très basse


La maitrise de la clarinette est une construction: tous ces conseils ne sont valables que si les règles de l'embouchure (article du 8 juin 2009) sont respectées.
Bien-sûr, la sobriété de l'instrumentiste est préférable!


dessin Hergé

c'est juste? (2)

A propos de l'intonation.

La première étape est de connaitre la justesse de votre instrument.
Partons du "si" (3ème ligne), montons une gamme chromatique lentement et observons à l'accordeur ce qui se passe, sans rien chercher à modifier. Puis, même chose, en partant de ce même "si" mais en descendant la gamme.

En fonction de ces observations, il va s'agir maintenant de trouver votre meilleur compromis par rapport à un diapason choisi (en général 442 Hz).
En tirant au baril et entre les deux corps, on doit rapprocher le maximum de notes de la bonne intonation, en sachant bien-sûr que "tirer" allonge le tube donc fait baisser l'intonation:
-tirer au baril influence les notes des 2 mains, surtout la gauche
-tirer au centre influence la main droite
Tirer au niveau du bec n'est pas très recommandé (mais possible), tirer au pavillon est aussi possible, mais a une influence limitée.
L'idée est donc de trouver la bonne "longueur" de clarinette, celle qui donnera le résultat optimal pour les notes de la main gauche et de la main droite. Une fois trouvée, cette "longueur" peut-être stabilisée avec des "bagues".
Cependant, les pianos ne seront pas toujours à 442 Hz, et la force de l'anche ainsi que la température extérieure pourront modifier les repères habituels: une différence de 6° C fait monter le son d'un coma. En théorie, entre 15°C et 35°C, il y a un écart de 1/3 de ton! Il faudra donc vous adapter!


Une fois, la clarinette "configurée" au mieux, des écarts subsistent (le sol grave de l'exemple n'ayant pu être que "raisonnablement" baissé, notre "ré" aura toujours tendance à être trop haut). Vous devez d'abord connaitre la tendance de chacune des notes de votre clarinette (grâce à l'accordeur) puis essayer de compenser au mieux grâce:
-à la pression des lèvres ( serrer va faire monter l'intonation, relâcher la fera baisser).
-aux doigtés de correction, qui permettront de corriger l'intonation et quelquefois aussi la qualité du son: pour le médium par exemple, la perce est, en théorie, "trop grande, pour une longueur très courte", donc le son est pauvre en harmoniques; les doigtés corrigés redonneront de la vie à ces notes tout en corrigeant l'intonation.


Il est à rappeler que la nuance influence l'intonation: jouer piano a tendance à faire monter, jouer fort à faire baisser. Il est à noter que d'autres instruments comme la flûte se comportent à l'inverse. En cas d'unisson, il faudra prendre en compte cette donnée. Le principe des harmoniques impairs (propre seulement à la clarinette) produit par ailleurs un timbre particulier qui pourra rendre cet unisson encore plus délicat...


Dessin Hergé

vendredi 4 septembre 2009

c'est juste? (1)

Petit précis acoustique:
La tessiture de la clarinette s'étend sur presque 4 octaves. Du fait de sa perce (cylindrique sur près des 2/3 de sa longueur), la clarinette obéit aux lois physiques des tuyaux cylindriques fermés à une extrémité. La particularité de cette forme de résonateur est de fournir des harmoniques impairs exclusivement, ce qui produit le "quintoiement" de la clarinette (c'est pour cela que nous avons une clé de douzième, et non une clé d'octave).

L'idéal acoustique aurait été que le quintoiement du chalumeau donne aux notes correspondantes du clairon la même "justesse". Malheureusement, le principe acoustique de la clarinette fait sonner les registres du clairon et de l'aigu différemment du chalumeau.
Du point de vue du fabricant,
la justesse d'une clarinette va donc être affaire de compromis: par exemple, le sol grave produit une douzième (le ré) trop haute. On va donc baisser le sol grave afin de limiter la hauteur du ré. Mais un "ré" parfaitement juste, obligera a contrario à avoir un sol grave vraiment trop bas...d'où forcément un compromis à trouver.
Du point de vue de l'instrumentiste, la première chose est de connaitre les principes acoustiques et leurs conséquences, puis de les assumer!
on peut alors chercher et imaginer les compensations nécessaires pour jouer juste.


dessins d'Hergé